Vous avez sûrement du entendre parler de CheckMyMetro, la startup française qui s’est vu interdire l’usage de la carte du métro parisien dans son application sociale sur iPhone par la RATP. En effet la RATP revendique la propriété intellectuelle sur son plan de métro et interdit sa réutilisation gratuite.
Cela va à l’encontre du mouvement Open Data et l’ouverture des données publiques. « CheckMyMetro pense que le plan de métro ne devrait pas tant appartenir à la RATP qu’à l’ensemble des citoyens et des usagers qui utilisent cet établissement ayant une mission de service public ! Ouvrir les données comme le Plan (mais aussi les horaires par exemple) permettrait ainsi de servir l’intérêt général et favoriserait l’innovation ! »
CheckMyMetro a donc décidé de lancer un concours de design en partenariat avec Creads, afin de voir créer une carte de métro différente de celle de la RATP (il faut que l’apparence esthétique soit bien différente du plan de métro original de la RATP).
Le concours s’étant terminé le 6 novembre, vous pouvez voir les propositions ici. Les cartes proposées sont en licence Creative Commons Paternité 3.0 et seront donc librement utilisables.
Une des cartes qui a retenu mon attention est celle de Nojhan :
Toutes les explications sur les caractéristiques de sa carte sont ici.
Voici les éléments que le designer met en avant :
chaque station est placée à sa position géographique réelle,
la palette de couleurs a été conçue avec soin pour être la plus agréable à lire par un être humain, sur fond clair comme sur fond sombre,
elle est utilisable par les daltoniens,
elle est dans un format vectoriel ouvert, dédié au web,
aucun élément graphique ne pose de problème de droit d’auteur.
Je vous laisse donc découvrir les subtilités de cette carte qui je l’espère remportera un vif succès.
Pour John Musser de ProgrammableWeb, ces limitations sont normales et même bénéfiques pour l’écosystème des développeurs : « Pour certains développeurs cela peut être considéré comme un problème mais dans l’ensemble, cela est sain pour l’écosystème. Les services doivent être ‘durables’ avec des business models qui fonctionnent pour les deux parties. »
Google est entrain de changer sa politique vis à vis des API, que ce soit en arrêtant des services peu utilisés ou en passant sur des modèles payants (comme l’API Google Translate).
Afin de suivre l’utilisation du service au quotidien, l’API Google Maps va être intégrée au service Google APIs Console. Si les quota sont dépassés, vous paierez alors 4$ pour 1000 cartes supplémentaires (8$ pour les cartes personnalisées).
Cette limitation n’est pas contraignante pour la majorité des développeurs. 25000 cartes par jour c’est beaucoup. Comme l’a indiqué Google sur Twitter, cette limitation concerne 0.35% des sites utilisant Google Maps en version gratuite.
Après Google Maps en version WebGL, c’est au tour de Nokia Maps de proposer une version de son système de webmapping en version WebGL, et donc sans plugin (souvenez-vous de la version avec plugin).
NB : cette version fonctionne sur les dernières versions des navigateurs Chrome ou Firefox.
Je vous conseille d’aller sur les villes suivantes pour profiter de la 3D : San Francisco, New York, Miami, Boston, Chicago, Los Angeles, Las Vegas, Toronto, London, Helsinki, Stockholm, Oslo, Copenhagen, Milan, Venise, Florence, Barcelone, Madrid, Prague
Depuis plusieurs mois, la tendance montre que les nouvelles technologies type HTML5 et WebGL (très bon article de ReLucBlog) vont permettre de franchir un nouveau cap en terme de visualisation mais aussi en terme d’usage de la cartographie
Jeudi, la nouvelle a créée le buzz : Google Maps est disponible en WebGL.
Pour avoir accès à ce mode, vous devez posséder un navigateur récent type Chrome 14 ou Firefox 8. Ensuite sur Google Maps, vous devez activer la fonctionnalité en bas à gauche.
Le WebGL, à travers un lien javascript, utilise la technologie OpenGL qui s’appuie sur la puissance de votre carte graphique. Comme vous l’avez compris, mieux vaut avoir un ordinateur puissant pour apprécier pleinement la puissance sinon voici une vidéo pour vous permettre de voir la différence:
Grâce à WebGL, Google Maps vous propose:
des bâtiments 3D en mode Plan
des images aériennes à 45° pour la vue satellite
des vues aériennes avec des rotations fluides
une transition rapide et animé vers Street View
Grâce à l’affichage vectoriel, les cartes vont devenir pleinement personnalisables et interactives. Lorsque cette nouvelle technologie va se propager, de nouveaux produits et usages vont apparaitre.