Pourquoi les géants du web comme Google, Facebook, Twitter, Microsoft, Yelp et même Apple ont l’air d’accès une partie de leur stratégie sur la géolocalisation ou plus précisément la publicité locale?
Tout simplement par ce qu’aux U.S.A. des études prédisent des revenus de plus de 100 milliards de $ dans le domaine! (source : BIA Kelsey via Mashable)
On peut distinguer 3 catégories sur ce marché : la recherche, les avis d’utilisateurs et les réseaux sociaux.
Bien évidemment, la composante mobile reste transversale à ces 3 sujets et on remarque tout de suite que Google se positionne sur les 3 secteurs, notamment avec son service Google Places (nommé Google Adresses en français) proposant aux entreprises un forte visibilité même gratuitement.
La recherche
Les 2 acteurs majeurs sont bien évidemment Google et Microsoft. Chacun ajoute des caractéristiques à leur moteurs de recherche afin de fournir des données pertinentes à leurs utilisateurs dans le domaine de la recherche locale. Pour les entreprises, il est très efficaces d’acheter de la publicité au sein de ces mêmes moteurs de recherche local afin d’acquérir une bonne visibilité.
Google a lancé le service « Tags » (aux U.S.A. pour le moment) permettant d’avoir une mise en avant à travers une couleur ou une icône l’établissement dans les résultats d’une recherche sur Google Maps.
Il ne faut pas oublié Twitter, qui offre la possibilité de géottaguer ses Tweets, et donc par la même occasion de contextualiser les recherches et résultats dans la « timeline » à l’aide de Tweets sponsorisés. A voir si les utilisateurs seront prêt à partager ce type d’information dans le futur.

Les commentaires des utilisateurs
Yelp est un site qui se base entièrement sur les avis des utilisateurs. On pourrait croire que la publicité d’établissements sur ce type de site pourrait amener à des conflits d’intérêts… Mais l’enjeu est d’offrir aux utilisateurs l’information la plus juste et la plus récente. Dans ce sens le contenu que peut primer est celui des proches et amis qualifiant ainsi au mieux les commentaires d’un établissement. Cette composante est aussi intégrée à « Google Places » visible dans Google Maps et Google Buzz
Les « tips » de Foursquare vont dans ce sens, car à priori, l’utilisateur est physiquement dans l’établissement quand il l’a écrit. Ceci apporte une valeur implicite à son commentaire… d’où l’intérêt de récompenser aux mieux les utilisateurs réguliers (les « Mayors » dans Foursquare).
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Les réseaux sociaux
Les acteurs majeurs dans ce domaine sont bien évidemment Twitter, Foursquare, Google et bientôt Facebook.
Même si Google n’a pas encore percé dans ce domaine avec Google Buzz ou Google Latitude, les fonctionnalités peuvent sembler similaire au « Check’in » de Foursquare, renforcés par les données de Google Places et l’ensemble des données comportementales de ses utilisateurs.
Mais le vrai concurrent à venir dans ce domaine sera bien évidemment Facebook… qui n’a pas encore lancé sa composante « géolocalisation » propre au sein de son réseau (Mac Donald’s serait la première à tester le système). Vu le nombre important de ses utilisateurs actifs, le service ne pourra qu’être adopté de manière massive (pour peu que les utilisateurs partagent sans difficulté leur géolocalisation).
Twitter, réseau roi du « real time », aura bien évidemment sa carte à jouer dans ce domaine en intégrant une couche géolocalisation à ses « promoted tweets ». En regard, Foursquare (tout petit face à ces géants), qui a su prouver l’intérêt que peuvent avoir les utilisateurs à partager leur localisation en créant une certaine valeur sur un simple jeu.
Et en France ?
En faisant cette analyse, on peut penser tout de suite à Pages Jaunes qui a vite compris tout l’intérêt de renforcer sa stratégie dans le domaine du web, du mobile et des médias localisés afin d’éviter à son concurrent direct, Google, de prendre des parts de marché en France. N’oublions pas que PagesJaunes.fr est le 8ème site le plus visité en France avec plus de 16 millions de VU en mai 2010.

On remarque aussi vite qu’un acteur comme DisMoiOù a su au fil des années adapter son positionnement dans ce domaine en étant présent à la fois sur la recherche local, les avis des utilisateurs puis les réseaux sociaux.






8 commentaires
1 clement // 29 juin 2010 à 0:02
Article très clair! J’ai l’impression que tout se met en place au niveau de la recherche mais il manque une chose: que les commerces de proximité justement s’y intéressent!
A part les classiques autocollants « Qype » sur la vitrine, les commerçants sont peu présents sur les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux (alors que de plus en plus de clients y sont, pour preuve le succès de l’app pages jaunes et le nombre de commentaires sur DMO)
2 sylvek // 29 juin 2010 à 0:32
très bon article encore une fois!
néanmoins je reste assez surpris des choix que font les « géants » qui pour moi va « fracturer » encore plus les in et out..
que devient les commerces de proximité qui ne sont pas spécialement tendances (bar, restau) mais plutôt classiques (vendeur de chaussures, vêtements, pressing, etc..) et qui pourtant seraient interressés par la publicité géolocalisée à leur échelle.
3 AEPHR // 29 juin 2010 à 10:15
Bonjour,
Je m’occupe du développement internet pour la presse hebdo régionale (PHR) et je souhaite apporter des éléments supplémentaires à votre papier.
La vente de la pub locale a commencé, y compris les journaux hyperlocaux de la PHR. De la classique méga bannière à des offres plus personnalisées et innovantes, la presse hyperlocale se bouge et cherche de nouvelles voies, de nouvelles offres et surtout à sortir de la vente au CPM. Les hebdos qui le font ont des retours encourageants et se positionnent pour le futur.
C’est loin d’être simple de connaître le territoire locale et les spécificités du web, et surtout que les annonceurs locaux (qui sont effectivement les commerçants du coin) eux aussi les appréhendent. Mais quand on cherche à vendre de la pub en locale, on en vend et ça c’est très positif pour la suite de notre développement !
Maëlle Fouquenet, optimiste
4 Renaud // 29 juin 2010 à 14:01
Merci pour vos commentaires
@Clément : tout à fait! un peu de patience, les habitudes vont évoluer… car il y a du chiffre d’affaire au bout
@sylvek : je pense que tous les « métiers » s’y mettront… effectivement ma présentation est très « USA ». En France nous avons la chance d’avoir un leader assez efficace et mainstream : Pages Jaunes
@Maëlle : merci pour ce point de vu!!
5 Direct Annuaires Stephan Comelli // 29 juin 2010 à 20:01
Bonjour,
la vraie question à ce poser, est : que recherche t’ont
dans les Annuaires de Pages Jaunes,
un professionnel dèjà connu …
donc là pas vraiment de valeur ajoutée,
que représente le nombre
de recherches de professionnels non identifiés pour une demande
de devis ?
là c’est un chiffre que beaucoup de pros aimeraient avoir !
Cordialement
6 Graeme // 10 septembre 2010 à 18:42
Un nouvel acteur de type Yelp se lance aussi simultanément en France, au Canada et en Australie : MondeCafés.com
Venue du Canada mais désormais basée en France, cette petite startup est bien décidée à jouer un rôle en version communautaire dans la recherche locale. En effet, sa particularité est que, contrairement aux autres acteurs, sa base de données de lieux se construit petit-à-petit grâce uniquement aux contributions des internautes et non à une BDD des pages jaunes !
7 camping antibes // 7 décembre 2011 à 11:37
Quand même, on dénotera la faiblesse des acteurs français dans la recherche locale.
8 camping antibes // 7 décembre 2011 à 11:41
Les entreprises françaises sont quand même absentes de ce secteur et surtout pagejaunes est beaucoup trop cher avec une visibilité limité face à google.
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