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Ordnance Survey va proposer en 2010 l’accès gratuit à ses données

Renaud

29 décembre 2009
par Renaud · 8 Commentaires
Catégorie(s) : Autres

Pour rappel, Ordnance Survey est l’organisme chargé de la cartographie aux Royaume-Uni (l’IGN anglais en quelques sortes).

Le gouvernement anglais vient de proposer la mise à disposition en avril 2010, de manière gratuite et libre de droits, de certaines données cartographiques d’Ordnance Survey. Certaines données étaient déjà utilisable à travers l’API d’Ordnance Survey : OpenSpace

Données « Raster » :

Données « Vecteur » :

C’est une belle avancée dans la libéralisation des données dans une perspective de développement, d’innovation et de création de valeur économique et sociale, comme l’indique ce communiqué :

The Prime Minister has set out the importance of an open data policy as part of broader efforts to strengthen democracy – creating a culture in which Government information is accessible and useful to as many people as possible in order to increase transparency and accountability, improve public services and create new economic and social value.

Freely available facts and figures are essential for driving improvements in public services. It puts information, and therefore power, in the hands of the public and the service providers to challenge or demand innovation in public services.

We are now consulting on proposals to make certain products from Ordnance Survey freely available so it can be used for digital innovation and to support democratic accountability.

Bien sûr, cela va avoir un coût de plusieurs millions de £.

Maintenant, la question que tout le monde se pose… est ce que l’IGN sera le prochain? :-)

[via Mapperz]

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8 commentaires

  • 1 Alain Chaumet // 29 décembre 2009 à 15:44

    Bonjour,
    cette info date déjà d’un bon mois;elle avait déjà été commentée ici : http://bit.ly/7wjB2b
    et j’avais répondu au commentaire le 8 décembre.

    Tout d’abord une remarque sur la comparaison entre l’Ordnance Survey et l’IGN ; l’organisme britannique est plutôt à comparer à un ensemble qui serait constitué de l’IGN et du Cadastre français.

    Je confirme aujourd’hui, après un conseil d’administration de l’IGN dont la teneur des délibérations a été diffusée en interne à l’IGN et n’est nullement secrète, que l’essentiel des modalités de diffusion en vigueur en 2009 demeure en 2010.
    Naturellement quelques évolutions arrivent, comme chaque année ; on peut noter :
    - des évolutions tarifaires en attente de publication début 2010,
    - une diffusion des données IGN au coût marginal de diffusion pour les usages d’éducation et de recherche,
    - une officialisation de l’usage gratuit de l’API Géoportail pour « les utilisateurs n’en retirant pas un avantage économique direct ou indirect ».

    Ces deux derniers points avaient du reste été préannoncés depuis quelques mois, notamment lors du colloque OGRS de Nantes début juillet, ainsi qu’en quatrième de couverture d’IGN Magazine , c’est donc vraiment sans surprise.

    Je profite de cette occasion pour renouveler ma demande aux internautes indépendants de procéder à des comparaisons aussi larges que possibles des modalités de diffusion de chacune des agences cartographiques nationales européennes ; ce sera certainement plus instructif qu’une simple photo franco-britannique faisant suite à une annonce du gouvernement d’outre-Manche.

    Encore mes félicitations pour la qualité des publications de GEOinWEB et une très bonne fin d’année à tous !

  • 2 Renaud // 29 décembre 2009 à 15:56

    @Alain Chaumet : Merci beaucoup pour toutes ces précisions et merci de nous lire.
    En effet, ce n’est pas une nouvelle très fraîche, elle vient de se concrétiser un peu plus lors de l’annonce du 23 décembre.
    Il est en effet très « simpliste » de vouloir comparer seulement ces 2 acteurs. Ce n’est pas un billet de fond sur le sujet. mais si le temps nous le permet, ce serait intéressant de faire un état des lieux à l’échelle européenne.
    J’espère que nous aurons l’occasion de nous rencontrer à GeoInTalk en février!

  • 3 Vincent // 29 décembre 2009 à 16:29

    Afin de faire un pas dans le sens de la remarque de Mr Chaumet, je me permet de donner le point de vue Belge.

    L’IGN belge a apparemment sensiblement la même politique tarifaire que l’IGN français puisque des classes d’utilisateur existent.

    La raison de mon commentaire est toutefois l’existence d’un service de SIG spécifique à la région de Bruxelles-Capitale. Ce service fournit GRATUITEMENT toutes les données géographique a sa disposition sur la région de Bruxelles-Capitale. Ceci inclut non seulement des orthophoto mais aussi des données vectorielles très précises (type cadastre), un outil de géocodage au numéro de maison, les relevés topo, …
    http://www.cirb.irisnet.be/site/fr/departements/services/urbis/

    Il s’agit là d’une initiative qui mériterait à être répétée de par le monde…

  • 4 pierre lagarde // 29 décembre 2009 à 17:13

    Hormis l’aspect Modèle économique (sujet n fois débattu en france et autres pays), il sera intéressant de savoir les modalités de mise à diffusion de ces données. Notamment, espérons que l’OS suivra les recommandations INSPIRE sur les données, notamment avec un accès WMS et WFS (et non un API spécifique ou des caches tuilés à grille déterminée).

    Pierre.

  • 5 Alain Chaumet // 29 décembre 2009 à 18:18

    Merci Vincent pour cet exemple d’outre-Quiévrain.

    Je n’évoquais une étude comparative que pour les conditions de diffusion des agences nationales cartographiques; ce travail avait du reste été effectué il y a quelques années dans le cadre des activités d’Eurogeographics et concluait surtout sur la difficuté de définir les critères permettant d’effectuer ces comparaisons ; c’est donc là un premier problème à résoudre.

    Pour ce qui est des collectivités locales, l’hétérogénéité des situations me semble encore plus importante et le choix de Bruxelles encore plutôt isolé ; toutefois de telles expériences existent aussi en France mais avant de vouloir généraliser une telle démarche il me semble qu’il faudrait disposer d’un panorama européen (voire mondial) sur ce sujet et effectuer un bilan des expériences déjà faites en la matière, parfois depuis de nombreuses années (cf démarche du CRIGE en PACA, en France http://www.crige-paca.org/)
    A noter qu’en Espagne, existe une vraie politique nationale de données géographiques en cours de déploiement et n’a donc pas encore produit tous ses effets :
    http://www.ipgh.org/comisiones/CARTOGRAFIA/files/Itu/20070629-Sebastian-Mas-Politica-datos_IDEE(3).pdf

    Les analogies en matière d’évaluation gratuit/payant peuvent aussi avoir leur intérêt (autoroutes, ponts, stationnements, visites de musées, etc…).

    @Renaud : bien volontiers pour GeoinTalk, c’est noté !

  • 6 Alain Chaumet // 30 décembre 2009 à 14:27

    Bonjour,
    je reviens sur le messsage de Pierre Lagarde qui pose comme préférence quasi exclusive la délivrance de services WMS et WFS comme résultant d’une prétendue recommandation d’INSPIRE.
    Il faut tout d’abord revenir au texte :
    http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2007:108:0001:0014:FR:PDF
    pour constater que la directive ne demande que l’ouverture de « services en réseau » et de « services de données géographiques » sans plus de précision.

    Pour aller plus loin que la directive initiale publiée en 2007, il faut examiner les règles de mise en oeuvre associées qui ne contiennent, en particulier pour les services de visualisation et téléchargement, pas de notions explicites à WMS/WFS et consorts de l’OGC ou de l’OSGeO (TMS, WMS-C, tilecache). Seuls les guides techniques y font référence et ceux-ci ne portent pas obligation légale.

    C’est maintenant au groupe IOCTF (Initial Operating Capacity Task Force) d’INSPIRE, comprenant les représentants des Etats membres, de recommander une ou plusieurs bonnes pratiques ; il reste que, sauf à ce que la Commission change les textes de loi, tout Etat membre pourra mettre en oeuvre ce qu’il considère comme étant le meilleur compromis entre les exigences d’INSPIRE et l’investissement public qu’il entend consentir sur ce sujet.

    Les récents documents britanniques en la matière n’évoquent pas non plus de modalités techniques détaillées :
    http://www.communities.gov.uk/documents/corporate/pdf/1411177.pdf

    Il convient donc d’être prudent quant à l’annonce de tel ou tel standard.

  • 7 pierre lagarde // 3 janvier 2010 à 18:53

    Bonjour et bonne année.

    Je reste sur mes propos en considérant qu’il faut espérer que l’OS respectera les exigences techniques INSPIRE (et non légales, je suis d’accord) avec l’utilisation des standards OGC WMS et WFS.

    En effet, la loi parle d’un service de visualisation et les français sont bien capables d’inventer un nouveau standard.. Sérieusement, l’objectif d’INSPIRE est-il de respecter une nième loi ou de renforcer l’interopérabilité entre les usagers ? j’essaye de « pousser » vers le deuxième aspect en affirmant que la seule réponse opérationnelle et ouverte est d’accéder à nos données géographiques via des services WMS et WFS.

    Pierre

  • 8 Janet // 26 juillet 2011 à 12:13

    This is way better than a brick & mortar estbalisemhnt.